Formation professionnelle : pourquoi votre projet de reconversion doit s'émanciper du service public
Le 15 septembre, la direction de l'AFPA a présenté un plan de restructuration qui fait grincer des dents: sur plus de 5 000 salarié∙es, 867 seraient touché∙es par des mesures de licenciements…

Formation professionnelle: quand le « bien commun » se fissure, que reste-t-il à vos projets de reconversion?
Le 15 septembre, la direction de l'AFPA a présenté un plan de restructuration qui fait grincer des dents: sur plus de 5 000 salarié∙es, 867 seraient touché∙es par des mesures de licenciements économiques, et 30 centres sur 142 fermeraient leurs portes, d'après les éléments relayés par la FERC-CGT. Dans le même temps, le Ministère du Travail publiait, le 16 septembre, le document de synthèse de la Conférence Travail, Emploi et Retraites (CTER 2026), annonçant des évolutions réglementaires « imminentes » sur le CPF, les parcours de reconversion et les règles de formation professionnelle, tandis qu'Uniformation détaillait la mise en œuvre de la Période de Reconversion (PREC).
Ce que ce paysage change concrètement pour un futur praticien
Arrêtez de croire que la formation « publique » vous sauvera de vos obligations. Quand l'État impose à l'AFPA de céder 40 % de ses surfaces foncières et bâties au lieu de financer la rénovation, ce ne sont pas seulement des postes de formateurs qui disparaissent: c'est l'idée même que le maillage territorial garantit une offre de proximité. Les villes moyennes enclavées, là où le chômage frappe le plus, seront précisément celles où l'offre de formation s'éloignera.
Pour vous, candidat∙e à une formation en hypnose éricksonienne ou en thérapies brèves, cela signifie une chose simple: ne confondez plus « formation professionnelle » et « service public de la formation ». Si vous visez un OPCO (Uniformation dans le champ social, AKTO, ATLAS selon votre branche), la PREC existe bel et bien — un cadre qui maintient votre statut et votre rémunération pendant une montée en compétences ou une réorientation. Mais ce dispositif reste à co-construire avec votre employeur, et suppose que vous arriviez avec un dossier en béton, pas avec un simple « j'aimerais me reconvertir ».
Ce qu'il faut surveiller avant de signer
Le document du Ministère issu de la CTER 2026 « pose les bases de futurs décrets d'application ». Tant que ces décrets ne sont pas publiés, tout ce que vous lisez sur les évolutions du CPF relève de l'anticipation, pas du droit applicable. Méfiez-vous des organismwes qui vendent déjà des parcours « conformes aux nouvelles règles ». Sur l'apprentissage, les partenaires sociaux ont fait émerger des points de convergence — mais convergence ne vaut pas accord final.
Trois réflexes de praticien sérieux: vérifiez que votre futur organisme est bien certifié Qualiopi et déclaré sur la liste publique; exigez par écrit le périmètre exact de la prise en charge (frais pédagogiques, droits CPF mobilisables, reste à charge); et documentez votre projet avec un superviseur ou un consultant, pas avec un discours de vocation. Dans une filière où le cadre légal bouge et où l'infrastructure publique recule, votre seule protection, c'est la rigueur de votre dossier — pas l'émotion d'un projet de reconversion.
Lisez aussi notre dossier sur les critères pour choisir une formation en hypnose éricksonienne pour structurer votre choix avant que le prochain décret ne change la donne.